Une initiative Européenne et Africaine pour lutter contre l’émigration clandestine

Projet Defi-Archipelago

Une initiative Européenne et Africaine pour lutter contre l’émigration clandestine

Lancé par l’Union Européenne, Defi-Archipelago est un projet étalé sur quatre ans et dont le but principal est de lutter contre l’émigration notamment vers l’Europe. 12 pays du Sahel sont concernés par ce programme qui entend régler la question de l’émigration clandestine par la
racine. En clair, il ambitionne « d’améliorer l’employabilité des jeunes par des actions ciblées de formation professionnelle et de renforcement des capacités entreprenariales des dirigeants de PME dans ces pays bénéficiaires ». Au Sénégal, la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de
Dakar (CCIAD) chargée de la mise en œuvre, avait déposé sa candidature en y associant trois autres chambres de commerce à savoir, celles de Diourbel, de Louga et de Kolda.

450 jeunes sénégalais âgés entre
16 et 40 ans seront coptés dans le cadre de ce projet. Ils vont
bénéficier d’une formation professionnelle leur permettant d’augmenter leurs opportunités d’emplois. Il s’agit de jeunes chômeurs, et de migrants de retour dans quatre régions du Sénégal : Dakar, Diourbel, Louga et Kolda. Dans ces formations, il s’agira de « renforcer les compétences techniques et l’employabilité de ces jeunes dans les secteurs du Bâtiment/travaux publics (BTP), de l’aquaculture, de l’eau para-agricole et de la transformation des produits agroalimentaires ». Le but ultime étant d’améliorer leur insertion sur le marché du travail.

Le projet entend donc s’arrimer au Plan Sénégal Emergent notamment, à son deuxième axe qui est : le capital humain, la protection sociale et le développement durable.

Un projet arrimé sur le Plan Sénégal Emergent

Le PSE, en son axe 1 entend transformer de façon structurelle l’économie sénégalaise en se basant sur le développement de secteurs porteurs, créateurs de richesses et d’emplois. Sur ce registre, il faut souligner que l’agriculture, y compris l’aquaculture et la transformation des produits agroalimentaires, a été ciblée comme le premier
secteur prioritaire. Ensuite, vient le secteur de la construction qui représenterait près de 15% de l’emploi. Ce projet a décidé donc de s’intégrer dans ce cadre stratégique et normatif. « Dans ce contexte, il a été décidé de s’investir plus particulièrement dans les dispositifs de formation par apprentissage , d’une part, dans lesquels sont impliquées les chambres consulaires, et dans la promotion de la formation par
alternance , en inscrivant nos actions dans le cadre normatif de la Charte sur l’implantation de la formation professionnelle duale au Sénégal, initiative conjointe de l’Etat, du patronat et des syndicats sénégalais, datant de 2018», peut-on lire dans le communiqué expliquant le projet Defi-Archipelago.

 

 

Plusieurs entités mobilisées pour la mise en œuvre du projet

Plusieurs organismes vont apporter leur concours pour la réalisation de ce projet au Sénégal. En effet, en
dehors des chambres de commerce des régions concernées, le consortium chargé de la mise en œuvre est
également composé d’acteurs tant publics que privés. Au Sénégal, l’entité principale et co-demandeur du projet est la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de Dakar avec trois autres affiliés
que sont les chambres consulaires citées par ailleurs. L’Office Nationale de la Formation Professionnelle (ONFP) est aussi co-demandeur. Pour la mise en œuvre du programme, d’autres acteurs de la formation
professionnelle seront associés. Il s’agit de l’Agence Nationale d’Aquaculture, Le Centre de formation
professionnelle et Technique Sénégal/Japon, le Centre Sectoriel des Métiers du Bâtiment et des Travaux
Publics et le CF/CEFAM de Louga
seront chargés de dispenser les
formations.

Sanou BADIANE

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