Créances dues aux Entreprises : Le Président du CNP pour un paiement diligent de la dette intérieure
En marge de la visite de la vice-présidente du Gouvernement Espagnol, par ailleurs Ministre du Travail et de l’Economie Sociale, Madame Yolande Diaz, le président du Conseil National du Patronat (CNP) Baïdy Agne, qui faisait face à la presse, a mis l’accent sur les difficultés que rencontrent les entreprises et a vivement invité l’Etat du Sénégal à procéder au paiement de la dette intérieure dans les meilleurs délais.
« Il est évident que le secteur privé sénégalais souffre », a reconnu le président du Conseil National du Patronat (CNP).
Baïdy Agne répondait ainsi aux questions de la presse, en marge de la séance de travail avec la vice-présidente du Gouvernement espagnol, par ailleurs Ministre du Travail et de l’Economie Sociale Madame Yolande Diaz, ce mercredi 08 Juillet 2026 au siège du CNP.
En dépit des différentes décisions annoncées au sortir du Conseil des Ministres sur le paiement de la dette intérieure qui asphyxie les entreprises, le secteur privé local reste encore sur sa faim.
Le président du CNP et ses camarades souhaitent, par conséquent, que les dernières déclarations qui ont été faites en Conseil des Ministres soient suivies d’effets. En clair, le secteur privé espère le paiement des dues aux entreprises locales dans les meilleurs délais.
Apurer la dette intérieure
Au regard de la représentativité de leur organisation patronale, les entreprises affiliées au CNP (notamment celles évoluant dans les secteurs pétrolier et du BTP) souffrent le plus de la dette intérieure, a-t-il signalé, face à la presse.
Même s’il demande l’apurement des créances avec mesure, à cause des difficultés de trésorerie auxquelles font face les pouvoirs publics, Baïdy Agne admet, en revanche, que les entreprises traversent des moments difficiles.
Le souhait du patronat est que l’État puisse avancer rapidement dans ses discussions avec tous ses partenaires techniques et financiers, notamment le FMI, en vue de payer la dette intérieure et de relancer la dynamique pour l’investissement public.
Pour lui, il est impossible de suivre le rythme de cette économie avec autant d’endettement sur les entreprises et sans investissement public.
Joseph SENE


