1ère édition du FEKMA : Les talents du département de Keur Massar à l’honneur
La première édition du Forum de l’Entrepreneuriat et de l’Innovation de Keur Massar (FEKMA) se tient les 12 et 13 octobre 2026 au Lycée Zone de Recasement. L’événement se veut une vitrine pour les entreprises du cinquième département de Dakar, en mettant l’accent sur la formalisation, la formation et l’accès au financement. Le président du Conseil départemental de Keur Massar a pris part à la cérémonie d’ouverture. Pendant deux jours, le programme est rythmé par des panels et des expositions.
Le promoteur de l’événement, Moussa Traoré, fondateur de Tra Business Trading, a présenté le Forum comme une occasion de favoriser la visibilité des talents et de permettre aux entreprises de saisir les opportunités. Il a indiqué que la concrétisation du projet est le fruit d’un travail sans relâche de ses collaborateurs. Pour lui, le succès du FEKMA se mesurera au nombre de partenariats noués à l’issue des deux jours et de projets accompagnés. M. Traoré ambitionne ainsi de faire de cette initiative une dynamique durable, avec une place centrale accordée à l’accompagnement des jeunes et des femmes.
Promotion de l’économie solidaire
Le vice-coordonnateur du Forum, Mamadou Loum, a souligné que l’initiative vise à permettre aux entreprises de Keur Massar de développer leurs activités. Il a précisé que le FEKMA repose sur trois piliers : la formalisation, le financement et le numérique.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le président du Conseil départemental de Keur Massar, Babacar Gaye, a félicité les initiateurs du Forum. Après avoir souligné la pertinence du thème, il a pointé les limites du modèle économique classique qui, selon lui, crée des richesses au profit d’une minorité et des frustrations pour la majorité. Dans ce contexte, l’économie solidaire apparaît comme une alternative favorisant une croissance plus inclusive.
Surmonter les obstacles
Le président du Conseil départemental de Keur Massar a également plaidé pour le recours aux financements solidaires. Selon lui, le numérique devrait constituer un levier de désenclavement et favoriser le développement d’une économie endogène.
Représentant la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de Dakar (CCIAD), Alioune Gaye est revenu sur le rôle de l’Institution dans l’accompagnement des initiatives économiques et entrepreneuriales. S’appuyant sur une étude du Bureau international du Travail (BIT), le responsable du Service d’appui-conseil aux porteurs d’idées de projets a présenté l’informalité comme un frein au développement économique. M. Gaye a également insisté sur la formalisation, considérée comme une étape importante pour structurer son activité. Il a, en outre, présenté les mécanismes d’accompagnement mis en place par l’État.
Des représentants d’autres structures d’appui et d’encadrement, telles que l’Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (ANPEJ) et le Fonds de Financement de la Formation Professionnelle et Technique (3FPT), se sont succédé au pupitre pour présenter leurs dispositifs d’accompagnement.
La présidente du Conseil Consultatif de la Jeunesse (CCJ) de Keur Massar, Astou Kébé, a également adressé un message aux entrepreneurs, les invitant à oser l’innovation et à surmonter les obstacles.
Onass MENDY

