Banque mondiale – Sénégal : Une enveloppe de 220 milliards pour divers secteurs
Le Gouvernement du Sénégal et la Banque mondiale ont signé le mercredi 5 août 2026 trois accords de financement d’un montant global de 220,71 milliards de FCFA (388 millions de dollars). Cette mane financière est destinée à renforcer la résilience du pays face aux crises, améliorer la connectivité des zones de production et soutenir le développement économique des territoires. La cérémonie de signature s’est déroulée en présence du vice-président régional de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, en visite officielle au Sénégal.
Ces financements concernent le Projet de réponse d’urgence contingente (CERP), doté de 118,32 milliards de FCFA, le deuxième financement additionnel du Projet de connectivité des zones de production agricoles dans le Nord et le Centre du Sénégal (PCZA), d’un montant de 79,64 milliards de FCFA, ainsi que le financement additionnel du Projet de développement économique de la Casamance et de l’Est du Sénégal (PDEC), évalué à 22,75 milliards de FCFA.
Compétitivité des filières agricoles
Selon le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, ces accords s’inscrivent dans la dynamique de transformation économique portée par la Vision Sénégal 2050. Ils visent à renforcer la résilience du pays, améliorer la connectivité des territoires, favoriser une croissance inclusive et créer davantage d’emplois au bénéfice des populations.
Le CERP constitue un mécanisme permettant à l’État de mobiliser rapidement des ressources en cas de catastrophe naturelle, de crise sanitaire ou de choc économique. Il facilitera notamment une assistance rapide aux ménages vulnérables grâce au Registre national unique, tout en contribuant à préserver la continuité des services essentiels. Le dispositif prévoit également l’acquisition d’intrants agricoles et d’engrais afin de soutenir les secteurs productifs et de limiter les pertes de revenus et d’emplois.
Le financement additionnel du PCZA, approuvé en juillet 2026, porte l’investissement total du projet à 267,81 milliards de FCFA. Ce programme bénéficiera directement à près de 570 000 personnes à travers la réalisation de nouvelles routes et d’infrastructures communautaires dans les zones agricoles du Nord et du Centre. En améliorant l’accès aux marchés, aux établissements scolaires et aux structures sanitaires, le projet contribuera à réduire les coûts de transport, stimuler les échanges commerciaux, renforcer la compétitivité des filières agricoles et soutenir la création d’emplois locaux.
Amélioration des conditions de vie
De son côté, le financement additionnel du PDEC, approuvé en juin 2026, porte le volume global du projet à 48,35 milliards de FCFA au profit d’environ 850 000 bénéficiaires. L’extension du programme à la région de Kédougou permettra de valoriser les potentialités agricoles, minières et touristiques de cette partie du pays, tout en renforçant les chaînes de valeur locales et les opportunités d’emplois productifs, notamment pour les jeunes et les femmes.
Le directeur de division de la Banque mondiale pour le Sénégal, la Mauritanie, le Cabo Verde, la Guinée-Bissau et la Gambie, Djibrilla Issa a souligné que ces financements traduisent la volonté commune de faire de la préparation aux chocs, de la connectivité territoriale et du développement économique local des leviers majeurs de transformation structurelle. En renforçant les capacités de réponse de l’État, en facilitant l’accès aux marchés et en développant les opportunités économiques dans les territoires, ces investissements contribueront à une croissance plus résiliente, inclusive et créatrice d’emplois durables.
À travers ces trois accords, le Gouvernement du Sénégal et la Banque mondiale consolident leur partenariat en faveur du développement territorial, de la modernisation des infrastructures et du renforcement de la résilience économique, avec l’ambition d’accélérer la création d’emplois et d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.
Onass MENDY

