Coopération Maroc – Sénégal : Des échanges fructueux pour augmenter le volume d’investissements

L’Ambassade du Royaume du Maroc au Sénégal a organisé, ce mercredi 30 Septembre 2026, en collaboration avec la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de Dakar (CCIAD) et le Cabinet d’avocats SCP Houda et associés, un déjeuner-débat axé sur l’investissement entre les deux pays, en lien avec le contenu local et l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA). Les représentants de l’Administration publique, les diplomates, les autorités consulaires et les membres du secteur privé ont ainsi appelé les acteurs à renforcer la coopération économique sénégalo-marocaine et à augmenter le volume des investissements.

« Créer un cadre de dialogue et d’échanges de haut niveau permettant de clarifier le cadre règlementaire des affaires au Sénégal, de faciliter l’installation des investisseurs et d’encourager la création de synergies durables  entre les secteurs privés marocain et sénégalais, notamment dans le cadre de la convention d’établissement de 1964 ».

Tel est l’objectif global du déjeuner-débat qui a regroupé un aréopage d’acteurs publics et privés à la Résidence de l’Ambassadeur de sa Majesté le Roi du Maroc, à Dakar, ce mercredi 30 Septembre 2026.

A cette occasion, les participants ont mis l’accent sur les voies et moyens d’augmenter le volume des investissements entre les deux pays, en mettant à profit les opportunités offertes par le contenu local et l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA).

Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique des relations entre le Maroc et le Sénégal, a souligné son initiateur l’Ambassadeur du Royaume chérifien, Hassan Naciri.

 

Savoir comment investir et avec quels partenaires

 

Grâce à l’appui de sa Majesté le Roi Mohamed 6 et du président de la République du Sénégal Bassirou Diomaye Faye, le partenariat entre les deux pays a connu aujourd’hui une nouvelle dynamique, a-t-il ajouté. Le diplomate a notamment cité la 15ème session de la grande Commission mixte, suivie d’un forum économique, qui ont permis de mettre en exergue les nombreuses opportunités d’affaires qui existent de part et d’autre.

L’ambassadeur Hassan Naciri a souligné la nécessité de développer ensemble des projets et d’augmenter les investissements créateurs d’emplois. Dans ce cadre, le droit OHADA est un élément essentiel pour la sécurité juridique des affaires. D’après lui, il s’avère important de connaître ce cadre et son lien avec le mécanisme du contenu local mis en place au Sénégal.

Pour l’entrepreneur, il ne suffit pas seulement de savoir où investir, mais comment investir et avec quels partenaires, a-t-il fait remarquer.

Le contenu local ne doit pas, selon lui, être considéré seulement comme une exigence à respecter, mais comme une opportunité de développer des partenariats avec les Sénégalais. Le diplomate a mis en avant la convention d’établissement signée en 1964 par l’ancien président du Sénégal Léopold Sédar Senghor et le Roi Hassan II, pour notamment promouvoir les investissements et les partenariats.

 

Faciliter l’investissement aux acteurs économiques

 

Pour lui, il faut passer de l’information à la confiance et de la confiance à la co-construction, pour faire émerger de nouveaux contacts, de nouvelles idées et de nouveaux projets.

Le président de la CCIAD Abdoulaye Sow, qui est l’invité d’honneur de cette rencontre, a également magnifié l’excellence des relations qui unissent le Maroc et le Sénégal. Il a invité au renforcement de la coopération économique entre les deux pays.

Le Professeur Ababacar Guèye, directeur de Cabinet du Ministre de l’Energie et du Pétrole (El Hadji Abdourahmane Diouf) s’est également réjoui de la qualité des relations entre le Maroc et le Sénégal.

D’après lui, le contenu local et le droit OHADA se complètent. Le contenu local définit les règles et le droit OHADA les garantit, a-t-il précisé. Il a ensuite indiqué que l’investisseur qui intègre en amont le contenu local maîtrise mieux ses activités au Sénégal.

Pour sa part, l’expert Abdoulaye Ly a expliqué les modalités d’investissements au Sénégal, en mettant l’accent sur les incitations et avantages offerts aux investisseurs.

 

Mettre en place un Conseil d’affaires sénégalo-marocain

 

 Dans le même ordre d’idée, le secrétaire technique du Comité national de Suivi du Contenu Local, Dr Mor Bakhoum a mis en exergue le parcours de conformité, prévu par le code pétrolier et le code minier, en vue de faciliter l’investissement aux acteurs économiques. Il a ensuite évoqué les liens entre le contenu local et le droit OHADA.

Pour l’avocat Khaled Abou El Houda, la convention d’établissement de 1964 devrait garantir l’assimilation de la nationalité entre Sénégalais et Marocains. Suivant les dispositions de cette convention, il estime qu’un Marocain, qui viendrait investir au Sénégal, ne devrait pas être considéré comme un étranger, mais comme un investisseur chez lui.

Au cours des échanges, les participants ont abordé plusieurs points, avec en ligne de mire le renforcement du volume d’investissements entre les deux pays.

La mise en place d’un Conseil d’affaires sénégalo-marocain, qui va regrouper les acteurs économiques, a été suggérée pour mieux impulser cette dynamique.

Joseph SENE

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